Louboutin 2018

La chorégraphe andalouse s’est donc glissée derrière et devant la caméra pour réaliser ce court métrage rythmé, hymne à l’univers de la danse et au monde de la mode. Blanca Li apparaît à l’écran sous les traits d’une chorégraphe à la discipline stricte, perchée sur des talons aiguilles et entourée d’élèves talentueux, redoublant d’effort pour être à la hauteur des exigences de leur professeur. Une répétition qui va mener les danseurs aux limitesde leurs capacités, dans un tourbillon de vêtements et de souliers aux couleurs chatoyantes, et dont le style décalé et plein d’humour est caractéristique de la réalisatrice et danseuse..

Femme d’action, elle continue le chemin. Le leur, le sien. Elle prend la direction du festival de Marrakech, où elle ne fait évidemment pas l’unanimité, mais où le Palais lui fait confiance pour mêler Hollywood et cinéphilie, auteurs et Maghreb. La première fois que j’ai vu une femme avec des talons aiguilles, c’était à la Foire du Trône, j’étais fasciné car je n’en avais jamais vu. La seule chose que je connaissais, c’était un dessin de chaussures barré de rouge, pour signifier que les talons sont interdits dans les musées, à cause des parquets. partir de ce dessin, j’ai dessiné mes premiers talons.

Aujourd’hui, j’ai passé une journée relativement constructive : je ne suis pas allée en cours (flemmardise quand tu nous tiens) et je suis restée chez moi, à ne rien faire. J’avais envie de prendre des photos, mais je n’ai toujours pas de trépied, et je me sens moche, boutonneuse et grosse. J’ai besoin de perdre un peu de poids avant les fêtes et surtout les vacances.

Vraiment pas. L’optique de devoir regarder des demeurés toute la journée se taper sur la gueule à travers la vitrine de sa boutique ne l’enchantait pas. Mais qui le serait ? La seule lueur d’espoir de cette journée, c’est qu’il pourrait rendre visite à ses parents, qui, contrairement à lui, n’avaient pas quittés le quartier..

Un succès tel que certaines marques féminines se penchent sur ce nouveau marché. Christian Louboutin, saint patron de l’escarpin (à semelles laquées rouge), a lancé une ligne de souliers masculins (à semelles laquées bordeaux) et vient d’ouvrir sa première boutique parisienne consacrée à l’homme. Quant à Jérôme Dreyfuss, créateur de maroquinerie pour femme, il développe une collection masculine qu’il lancera en janvier 2012 :  » Depuis des années, mon entourage me pressait pour que j’invente des sacs pour homme à l’image de ceux que je crée pour la femme.

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