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Jennifer Lopez en a fait une chanson, et nombre de stars internationales les ont adoptées. L’annuaire de Hollywood n’y suffirait pas. En Amérique, la chick lit (littérature de filles) a achevé de populariser l’escarpin Pigalle, soulier fétiche, de Lauren Weisberger, l’auteur duDiable s’habille en Prada.

Le souffle coupé, j’essaye de me reprendre. Je ne sais pas comment sont décédés mes parents, mais toutes les nuits je revis à peu près les mêmes scènes. Je les vois, à la banque, faisant la queue au guichet pour retirer du liquide ou pour demander un renseignement.

Aujourd’hui je suis encore arrivée très tôt au travail. Comme toujours mes parents sont déjà dans leurs bureaux respectifs, je vais les voir l’un après l’autre pour leur dire bonjour. Je dois bien admettre que je suis heureuse que nos travails respectifs nous aient rapprochés, même s’ils ne viennent pas me voir de la journée.

Elle a grandi musulmane, aux Minguettes, tour106, rue Gaston Monmousseau. Elle raconte une famille plombée, organisée autour d’un père (analphabète) gardien de nuit à la gare de Perrache et d’une mère au foyer. Originaires d’El Asnam, ville à séismes à 200 km à l’ouest d’Alger, anticolonialistes (Mon père était au FLN, ma mère planquait des trucs dans les berceaux de ses enfants nés là bas), ils ont été poussés vers l’Hexagone par la misère et entretiennent le mythe du retour.

On avait travaillé toute la journée avec ma styliste pour soigner chaque détail. J’avais choisi une robe fendue. Elle était rouge, ma couleur préférée. Alors tu avais sorti de sa housse de protection une robe rouge. Tournant sur toi même devant ton miroir, tu admiras l’échancrure dans le dos, le décolleté à première vue pas trop plongeant mais qui avait la particularité de mettre subtilement en valeur ta poitrine, la jupe qui s’arrêtait à mi cuisse pour s’évaser jusqu’au sol en un jupon sirène fluide. Une petite merveille, que tu avais extorquée à Alessandro quelques mois avant ton examen et ta fuite au Japon.

Le silence, la tranquillité de l’esprit se font immédiatement à la lecture du livre de Patti Smith, M Train, enfin paru en français aux éditions Gallimard. Merci Patti pour le voyage, le paysage, le regard par une fenêtre d’un wagon restaurant, avec des amis buvant du saké, son mari, toujours avec un livre sur la table, un appareil photo Polaroid en bandoulière. Images d’une vie, longue, douloureuse parfois, mais combative, forcenée, et finalement Patti est toujours là, nulle part et partout.

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