Louboutin Prix Belgique

Pour moi, les gestes de parfum sont liés aux premières années de ma vie. Ma mère portait Chanel N 19. Si je n’en ai aucun souvenir olfactif, je me rappelle parfaitement d’elle se parfumant, du geste, du rituel. Et, enfin et surtout, en 2017, méfiez vous des stars. Ce n’est pas parce qu’on est célèbre qu’on est à l’abri du mauvais goût. Pour preuve, Madonna a honoré Anna Wintour le 2mai de sa présence au célèbre Gala du Met, dans une affreuse tenue Givenchy, et nous a fait l’honneur de son postérieur!Sans nul doute, le pire look de l’année 2016!.

Sachant que la bombe est assez manuelle, grande tricoteuse (là, on se pince carrément), mais pas manchote côté décoration non plus, capable de repeindre les murs. Sors de ce corps, Valérie Damidot! Bref, l’espace d’un instant, la déception nous frôle de ses ailes coupantes: Christina Hendricks a la charge sexuelle d’une Rita Hayworth ou d’une Liz Taylor mais au fond remplit les exigences d’asepsie du nouvel Hollywood. Pffffff..

Les incroyables chapeaux piqués de plumes (du célèbre modiste britannique Stephen Jones), les bas couture et les longs gants noirs mettent en valeur une robe fuchsia incrustée d’un corset chair, ou une jupe boule taillée sous le genou dans de la soie orange. Les filles aux yeux ourlés de noir et aux cheveux mousseux posent, la mine boudeuse, en robe jaguar si ajustée qu’on la dirait cousue sur la peau, ou en simple armature de crin, recouverte de tulle et de broderies de jais. « Je voulais que les gens admirent la construction de chaque pièce, c’est une démarche de puriste », a expliqué John Galliano, pour justifier ce défilé très lingerie « vintage »..

Au mur, une tapisserie ramenée d’Ouzbékistan. Des babouches anciennes, ses premières chaussures poissons, un thermos en girafe. Plus loin deux automates indiens, des nattes balinaises. Je laisse alors mes larmes se mêler à l’eau chaude. Je ne m’attarde pas dans la salle de bain. Je sèche rapidement mes cheveux et j’enfile un tailleur avec des Louboutin.

Dans le milieu, j’étais d’abord la fille d’Irina Ionesco, et j’étais très attaquée si je disais simplement que ses photos dénudées, aussi poétiques soient elles, et pour certaines, très crues, m’avaient fait du mal. Très tôt, je me suis sentie en friche, le corps attaqué dans son intimité, c’était « no future », aucun avenir amoureux possible. On me rétorquait : « Comment oses tu t’en prendre à l’uvre de ta mère ? » Mais j’aurais aimé un droit de parole.

Exténuée par cette journée, Christa regagne sa chambre. L’heure est au grand déballage. Je ne suis jamais déçue. Sans le talent de Fabrice Luchini, le personnage n’aurait été qu’un vulgaire voyeur. Que penser en effet d’un homme qui se glisse dans un jardin, observe une femme par la fenêtre, et écoute à sa porte ? Il y a un côté Fenêtre sur cour dans ce film, s’amuse Anne Fontaine, en référence au film d’Hitchock. Mais tout lecteur n’est il pas finalement un voyeur, capable de s’introduire dans une autre vie que la sienne ?.

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